Enfin un texte qui met l’accent sur l’absence de la langue des signes dans l’éducation des jeunes sourds en France.
Le titre : pour une reconnaissance effective de la langue des signes française dans l’espace éducatif des enfants sourds.
Une pétition à signer de toute urgence… mais dont on n’a aucune nouvelle le 16/12 !!!
Lire
Le service d’interprète de l’association 2lpeco a pour but de permettre à des locuteurs sourds et entendants, de langues différentes, de communiquer entre eux.
Le cadre professionnel :
L’interprète respecte le code déontologique de la profession.
- FIDELITE : l’interprète est tenu de traduire l’intégralité du message et l’intention qui s’y rattache.
- NEUTRALITE : l’interprète ne peut intervenir dans les échanges et ne peut être pris à partie dans la discussion. Ses opinions ne doivent pas transparaître dans son interprétation.
- SECRET PROFESSIONNEL : l’interprète est lié au secret professionnel avant, pendant et après sa prestation.
Les situations d’intervention :
- Formations
- Entretiens
- Conférences
- Périscolaire
- Scolaire
- Traduction (supports écrits et vidéo)
- Etc.
Pour des besoins émanant de :
- Collectivités
- Particuliers
- Entreprises
- Administration, etc.
Le service d’interprètes est…
- Affilié à l’Association Française d’Interprètes en Langue des Signes (www.afils.fr)
- Composé d’interprètes diplômés
( SERAC – Paris VIII, ESIT (Ecole Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs), Université de Lille 3 )
Dans certaines institutions l’interprétation nécessite un temps de préparation.
Il est donc de la responsabilité des usagers de fournir dans un délai suffisant les documents et informations utiles à la préparation pour permettre une prestation de qualité.
Prévoir la présence de deux interprètes au-delà de deux heures.
Contact :
Service d’interprètes
Français/LSF
15, Avenue Robert Schuman
86000 POITIERS
Tel/Fax/Minitel : 05 49 46 89 33
E-mail : serviceinterprete.seb@2lpeco.fr
Site Internet : http://www.2lpeco.fr
Portable : 06-71-46-46-78
A partir de la session 2008, la langue des signes française (LSF) est admise comme épreuve facultative dans chacune des trois séries du baccalauréat général : ES, L et S.
Voir http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENE0765748A
Bon, voilà! La langue des signes est une langue comme les autres…
Sauf que personne ne se pose la question de sa transmission aux jeunes sourds.
Aura-t-elle un jour le même statut que le latin ?
- “Passeur de sens: Deux langues, deux cultures, un vrai métier”
Présentation du métier d’interprète Français/Langue des signes française.
Rencontre avec Elisabeth Reverand, Stéphanie Papin, Marie Rouanet et Virginie Chaumeny interprètes en langue des signes.
Soirée traduite en langue des signes.
Organisée en partenariat avec l’association française des interprètes en langue des signes (AFILS).
Le 12 décembre à 20h30.
- écoles maternelles de Chasseneuil du Poitou et Paul Blet de Poitiers
- école primaire Paul Blet de Poitiers
- collèges Jean Moulin et Henri IV de Poitiers
- les lycées Aliénor d’Aquitaine (Poitiers), Réaumur (Poitiers), du Dolmen (Poitiers), du Porteau (Poitiers), E. Branly (Chatellerault) et Gilles Jamain (Rochefort).
Voir la répartition des élèves dans les différents établissements dans notre rubrique “Le SEB en 2007-2008“
Le SEB n’a pas évacué la question de l’oral: expression vocale et lecture labiale. Cependant, il y a lieu de replacer cette dimension dans le cadre des relations que toute personne sourde entretien avec le monde sonore/entendant. Il est proposé à chaque enfant, un temps de découverte de ce monde et de travail de ses propres compétences d’expression.
L’accès au français oral est long et très différent d’un enfant à l’autre (et lié à son histoire familiale, son degré de surdité, son niveau de socialisation,…).
C’est pourquoi l’évaluation scolaire des enfants ne prend pas en compte cette dimension.
Pour ce travail le SEB dispose d’un mi-temps d’orthophoniste.
Le bilinguisme est à la fois un objectif et un outil: grâce à la maîtrise acquise de la langue des signes d’une part et de la lecture/écriture du français, les enfants disposent des outils linguistiques nécessaires pour acquérir des connaissances.
1. La scolarité à l’école élémentaire ( maternelle et primaire )
Chaque enfant sourd est scolarisé dans la classe correspondant à son âge et son niveau. Il suit les mêmes enseignements que tous les autres enfants. Il bénéficie en plus d’un enseignement de langue des signes (renforcement, consolidation de la langue,celle-ci étant apprise la plupart du temps, en dehors de l’école, de façon naturelle, en communication avec des personnes signantes).
Des enseignants sourds participent directement en classe, à l’enseignement, en lien avec l’enseignant de l’éducation nationale.
Ce dispositif permet à la fois de maintenir le même niveau d’exigence pour les enfants sourds que pour les enfants entendants, tout en prenant en compte leur spécificité. Des interprètes aident à la communication entre sourds et entendants, adultes et enfants.
La classe vit ainsi avec 2 langues vivantes perçues, apprises et parfois utilisées autant par les uns que par les autres.
Le SEB ne vise pas seulement les acquisitions scolaires des jeunes sourds. Il est attentif à permettre une vraie participation des jeunes à la vie de la classe et de l’école. Et pour cela, il s’intéresse aussi aux enfants et aux adultes entendants, pour qu’ils construisent une image positive de la surdité.
2. La scolarité au collège et au Lycée
Au collège et au lycée, la scolarité se poursuit sous la même forme. Si des cours de LSF se poursuivent, toutes les autres matières sont suivies en participation directe avec les jeunes entendants.
Après bien des tâtonnements et des expériences, ce choix s’est imposé pour maintenir un niveau d’exigence adapté aux capacités des jeunes sourds. Les interprètes jouent alors un rôle important qui nécessite de perpétuels ajustements entre neutralité et intervention à visée éducative (aider l’enfant à vivre au mieux sa scolarité mais aussi aider les autres -élèves et enseignants entendants- à prendre en compte le vécu des jeunes sourds).
Même si parfois un élève est seul sourd dans une classe d’entendants (compte tenu de son niveau ou de son choix d’orientation), le SEB est particulièrement vigilant à ce qu’il ne souffre pas de cette situation et maintienne des liens importants avec des pairs sourds, adultes et jeunes de son âge.
Tout ceci suppose une étroite collaboration entre l’équipe pédagogique de l’école d’accueil et l’équipe du SEB.
Les objectifs sont les mêmes que pour tous les enfants. Il s’agit, dans une situation aisée de communication, de favoriser les apprentissages et d’ouvrir les enfants sur le monde. Chaque enfant sourd est accueilli dans la classe correspondant à son niveau, avec les enfants entendants. Il suit les mêmes enseignements que tout le monde, plus un enseignement spécifique de langue des signes.
En maternelle et primaire, des enseignants sourds participent à l’animation de la classe avec les enseignants de l’éducation nationale.
La langue première des jeunes sourds est la langue des signes.
Le Français écrit est présenté très tôt car il sera l’outil privilégié d’accès à la culture.
La présence (non systématique) d’interprètes facile la communication entre tous.
Après le collège, les jeunes sourds choisissent une orientation en fonction de leurs souhaits et de leurs capacités (selon les procédures de l’éducation nationale). Le SEB met en oeuvre tous les moyens possibles pour soutenir leur choix.
Créé en 1984, il a pour vocation de favoriser ou de créer toute situation permettant à l’enfant de structurer ses compétences langagières et intellectuelles, son identité, sa culture et son insertion sociale. L’action principale du service concerne la scolarité mais ne se limite pas à cela. En effet, le service propose à l’enfant et sa famille des situations riches et variées de contacts avec des personnes sourdes et entendantes dans l’acceptation de la différence de chacun.
Par les liens qui l’unissent - ainsi que l’association gestionnaire- à la communauté des sourds, et par son insertion au sein de l’Education Nationale, le service réalise le “pont” qui permettra à l’enfant de trouver sa place d’être sourd parmi les sourds comme parmi les entendants.
L’éducation dans le Service d’Education Bilingue est le fruit d’un choix opéré par les parents.
Ils font le choix d’une scolarité normale, à l’école publique et en langue des signes.
Contact:
Service d’Education Bilingue
9 Avenue Robert Schuman
86000 POITIERS
Tél/fax : 05 49 46 89 33
Email : secretariat.seb@2lpeco.fr
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